Joseph KABILA - Président sortant de la RDC, avec les membres du gouvernement MATATA
Deux milliards d'euros d'aide au développement de l'UE partis en fumée entre 2003 et 2011 ! Alors que des millions de Congolais continuent à croupir dans une misère indescriptible. La vraie société civile doit cesser ses jérémiades et exiger des comptes au Sénat, à l'Assemblée nationale et à la Présidence de la République.
A l'issue d'un audit sur son soutien financier à l'organisation des deux élections présidentielles en République démocratique du Congo, aux réformes de la justice et police, à la refonte des finances publiques et au processus de décentralisation, la Cour des comptes européenne a appelé, mardi 1er octobre 2013, l'Union européenne (UE) à se montrer plus exigeante envers la République démocratique du Congo (RDC). Ce, pour éviter l'évaporation des aides financières qui lui sont versées. "Moins de la moitié des programmes examinés ont produit, ou sont susceptibles de produire la plupart des résultats escomptés. Dans la plupart des cas, il est illusoire de penser que la durabilité sera assurée", a souligné dans une conférence de presse le rapporteur de la Cour, Hans Gustav Wessberg. L'Union européenne a, en outre, financé, avant les élections de 2006, un programme de formation d'un millier de policiers, dont, après le scrutin "nous n'avons trouvé aucune trace", a-t-il cité en exemple.
Des tonnes de discours écrits sur le développement de la République Démocratique du Congo datant des années 2003 jusqu'à ce jour sont encore disponibles.
En les relisant, on constate les mêmes observations : la misère du peuple congolais a déjà atteint sa cote d'alerte ; des populations de villes et campagnes entières n'ont pas accès à l'eau potable ni à l'électricité, la culture de champs est pour des millions de paysans une véritable corvée à cause de leur matériel aratoire qui reste rudimentaire ; dans plusieurs localités du pays la monnaie est quasi inexistante et les transactions commerciales sont essentiellement basées sur le troc avec tous les aléas que cela comporte ; dans plusieurs régions du pays les routes ont été remplacées par d'étroites pistes, sentiers et chemins tandis que sur les lacs et rivières navigables des rafiots et autres embarcations de fortune ont remplacé des bateaux et autres canots à moteurs battant pavillon congolais ; la société nationale de transport aérien est morte de sa bonne mort au profit des compagnies privées dont les aéronefs sont d'une fiabilité très discutable ; dans les villes et campagnes du pays les hôpitaux et autres établissements de santé de proximité sont désertés par des malades qui les considèrent comme des mouroirs faute de médicaments et de matériel médical approprié ; le chômage de la population en âge de travailler bat son plein au profit de la délinquance juvénile et du banditisme organisé à cause de la faiblesse des investissements dans tous les secteurs productifs ; etc… etc !
Or, un rapport très révélateur de l'Union européenne (UE) publié mardi dernier par la Cour de comptes de cet ensemble économique et politique indique qu'au cours de la présente décennie la République démocratique du Congo a obtenu de celui-ci une bagatelle de 2 milliards d'Euros environ au titre d'aide au développement !
Que s'est-il donc passé dans ce pays lorsque les deux milliards d'Euros avaient été versés dans les caisses de l'Etat ?
La vraie société civile doit se réveiller !
D'après des informations fournies hier mercredi par Radio France Internationale, cette importante somme d'argent aurait emprunté les chemins détournés de ses utilisateurs qui sont logés aux trois enseignes ci-après : le Sénat, l'Assemblée nationale et la Préscience de la République.
En effet, d'après cette source indépendante, les trois institutions citées ci-dessus sont les grands dépensions du pays mais on peut se demander à juste titre pourquoi celles-ci s'évertuent à consommer sans partage l'argent fourni par des contribuables étrangers alors qu'elles ont en même temps la main mise sur les caisses alimentées par les contribuables du pays !
On peut également se demander à juste titre pourquoi, tout en sachant que les dirigeants de la RDC sont loin d'être de bons gestionnaires, l'Union européenne continue à fournir à ces derniers les opportunités de toucher de si importantes sommes d'argent sans aucune garantie que celle-ci seront utilisées à bon escient !
L'Union européenne répond à cette deuxième interrogation de la manière ci-après, nous citons : " S'il est vrai que le soutien de l'Union européenne est motivé par les meilleures intentions (de Congolais ?) et a permis d'obtenir un certain nombre de résultats, les progrès sont lents, variables et globalement limités ".
" La commission doit être à la fois plus réaliste concernant ce qui peut être obtenu dans la conception de programmes de l'UE, et plus exigeante envers les autorités congolaises lors du contrôle du respect de la conditionnalité et des engagements pris " !
Comme on peut le constater, l'aide au développement est constamment utilisée à d'autres fins. Cela étant, la vraie société civile qui s'identifie à l'ensemble du peuple congolais doit se réveiller, cesser ses jérémiades et exiger des comptes au Sénat, à l'Assemblée nationale et à la Présidence de la République.
[Kambale Mutogherwa]








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